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Evelyne de Larichaudy : “Le domaine de la construction est un milieu où il est assez rare de v

Cher lectrice/lecteur,

Je m’appelle Evelyne de Larichaudy, et en plus d’être ingénieure en génie civil diplômée de l’École Spéciale des Travaux Publics de Paris (ESTP), j’ai aussi été élue en 2019 Miss Ile de France et ai eu la chance de participer au concours Miss France. Laisse-moi te raconter mon parcours !

Credits to: Sipa Press / Ben Decoin

Je suis actuellement ingénieure en Etude de Prix chez Dumez (c’est une filiale du groupe Vinci Construction France, une grande entreprise de travaux publics). J’occupe ce poste depuis un an et demi, et il me permet d’être au cœur de la réalisation d’un ouvrage de Bâtiments et Travaux Publics (BTP).

Concrètement, avant qu’un chantier ne soit lancé, il faut établir un budget des dépenses et contacter toutes les entreprises intermédiaires qui aideront à réaliser le projet : c’est ce qu’on appelle des sous-traitants. Mon rôle est d’évaluer les offres que ces entreprises nous proposent, afin de choisir la meilleure pour le besoin du chantier ! Je dois donc régulièrement les contacter, comparer des offres et établir des budgets de dépenses liées au chantier.

Le côté fun ? Je travaille sur des projets qui ont particularités différentes, ce qui me permet d’apprendre beaucoup de choses !



Comment en suis-je arrivée là ? C’est d’abord une question de passion. Depuis le lycée, je suis fascinée par la conception des bâtiments et des ouvrages d’art. J’ai toujours eu envie de savoir comment les constructions, du simple bâtiment d’habitation à la Tour Eiffel, sont mises en place. Le génie civil est un secteur vraiment vaste, avec énormément d’interactions et de mouvements ! Le nombre de métiers en débouchés est impressionnant d’ailleurs, que vous soyez à l’aise sur le terrain, dans un bureau, en étude, dans l’environnement ou en conseil, tout est possible !

Pour poursuivre mon objectif, j’ai choisi de quitter La Réunion dont je suis originaire pour venir continuer mes études en métropole après le lycée. J’ai rejoint une classe préparatoire aux grandes écoles d’ingénieurs à Paris où j’ai passé 2 ans. J’ai ensuite passé les concours d’entrée, et j’ai été admise dans une école spécialisée dans le domaine du BTP: l’ESTP. J’ai passé deux ans dans cette école, et ensuite une année à Los Angeles pour faire un double diplôme en mécanique des structures à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Le jeu en a valu la chandelle, et je suis fière du parcours que j’ai accompli, car ça n’a pas toujours été facile pour moi. En particulier, la période de classes préparatoires a été très dure, car ça demande énormément de travail et le niveau est très élevé en classe, surtout à Paris. En plus, je venais de quitter ma famille, et je me suis retrouvée livrée à moi-même dans un environnement très compétitif. Arriver au bout de ces deux années a été un challenge, et même si c’était à refaire, je me lancerai définitivement dans le même domaine !

Au sujet de ma place en tant que femme dans mon environnement de travail et même à l’école, je n’ai jamais ressenti de discrimination à mon égard. Au contraire, je me suis fait beaucoup d’amis tout au long de mon parcours !

Credits to : Damien Bui

Ce que je fais en dehors du travail ? Eh bien pour celles et ceux qui suivent Miss France, vous m’avez sûrement aperçue en tant que candidate Miss Ile-de-France en 2019 🙂 Défiler a toujours été une passion pour moi. Au lycée déjà, je m’étais inscrite à des concours de mannequinat/beauté. Comme beaucoup de monde, je regarde Miss France en famille depuis toute petite, même si je n’aurais jamais imaginé pouvoir y participer un jour ! Pourtant, une fois mon diplôme en poche, j’ai décidé de me lancer, et j’ai vu cela comme une occasion de montrer que les femmes peuvent évoluer (et très bien) dans des domaines très différents. Je pense avoir réussi mon pari ! Mon parcours scientifique m’a d’ailleurs appris la rigueur, l’endurance et la persévérance qui ont été des atouts essentiels pour moi pendant le concours.

Aussi, mon entreprise m’a énormément soutenue pendant cette aventure, même si le BTP est un milieu où il est assez rare de voir des miss ! 😀 Dès ma première élection de Miss Hauts de Seine, ils ont énormément communiqué sur moi et apporté leur soutien.

Credits to : Aurélie Périllou

Aujourd’hui, je gère mon temps entre le travail dans la journée et les événements de Miss le soir ou le week-end. Mon planning est assez chargé, mais j’arrive à m’organiser en tenant un agenda bien calé. En ce moment, j’ai pas mal de projets qui arrivent. Miss France m’a vraiment permis de prendre confiance en moi et en ce que je suis capable d’accomplir, je suis prête pour les challenges et j’essaie de vivre ma vie sans regrets !

Et vous les filles ? Vos vies vous appartiennent, alors ne passez pas à côté de ce qui vous plaît vraiment. N’oubliez pas que qui ne tente rien, n’a rien ! Les personnes qui osent sont toujours les mieux récompensées. Si les métiers scientifiques vous attirent, alors lancez-vous ! Même s’il y a aujourd’hui peu de filles dans les filières scientifiques, leur nombre ne fait qu’augmenter, et ce sera peut-être grâce à vous.

Rédigé par Pilar

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