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Brunelle Ngo Njehemle : “Développons nos pays en préservant notre environnement”

Bonjour à toutes et à tous!

Je m’appelle Brunelle Ngo Njehemle. Je travaille actuellement en appui management à la direction environnement et social de NHPC au Cameroun. Il s’agit d’un projet de construction d’une centrale hydroélectrique de 420 mégawatts sur le fleuve Sanaga.

Le secteur de l’énergie au Cameroun est caractérisé par une production insuffisante mais possède des ressources potentielles de gaz naturel, d’énergie hydroélectrique et d’autres énergies renouvelables (solaire, biomasse, éolien) importantes. De ce fait, le projet du Nachtigal Amont sur lequel je travaille actuellement a été mis en place pour contribuer à résoudre le problème du déficit énergétique. Cette source additionnelle importante de production d’électricité stable à l’horizon 2020 permettra l’essor industriel et l’accès à une énergie de qualité aux populations camerounaises. Je vous laisse découvrir ce projet en vidéo 🙂 !

Mes missions dans ce projet consistent à veiller à la préservation de l’environnement et au développement socio-économique des populations riveraines touchées par le projet afin de leur assurer de nouveaux moyens de subsistance. À titre d’exemple, les populations résidentes aux alentours des chutes du Nachtigal s’adonnent pour la plupart à la vente du sable et à cause du projet Nachtigal, leurs professions se voient à l’arrêt. À ce niveau, je m’assure que ces habitants reçoivent des offres financières pour se lancer dans de nouvelles activités économiques telles que l’agriculture.

Pour en arriver là, j’ai obtenu suite à un baccalauréat scientifique, série D (Sciences biologiques) une licence en biologie et physiologie végétale, puis un master en Science de l’environnement à l’université de Yaoundé 1.

Passionnée par la nature, je pense que le développement de tout pays devrait se faire en pensant à la préservation du milieu de vie. Le plus difficile dans mon parcours a été d’amener les équipes de projets divers à prendre en compte les causes environnementales et sociales dans leurs plans d’action. Par ailleurs, il arrive aussi que ma place en tant que femme dans ce milieu soit remise en question. Par exemple, en 2011 il était rare de voir une femme dans un chantier de BTP (Bâtiments et Travaux Publics) en zone très reculée du pays.De ce fait, mes collègues ne me voyaient pas comme une environnementaliste et ne me prenaient pas au sérieux dans mon travail. Ils s’exclamaient en disant : « Une femme en chantier de BTP ? Ce n’est pas croyable ! ». Grâce à mon professionnalisme et ma passion dans l’accomplissement de mes tâches, j’ai su me faire respecter. Il est donc primordial de briser ces préjugés et de montrer qu’il n’y a pas de métiers réservés aux hommes.

A cause de l’orientation reçue pendant leur éducation, certaines jeunes filles se limitent dans le choix de leurs métiers. Certaines pensent qu’être scientifique ne rime pas avec la beauté, le mariage et les enfants. Je pense à ce sujet que tout dépend de la planification. Pour ma part, une fois à la maison je porte la casquette de maman et d’épouse.

En dehors du travail et de la vie de foyer, je pratique du sport en salle avec mon mari. Avec lui, nous formons une superbe équipe, en se soutenant mutuellement dans nos projets.

Croyez en vous les filles et continuez de bosser dur pour atteindre vos rêves. Surtout dites-vous que rien n’est facile. Si vous avez de bonnes capacités en sciences, n’hésitez surtout pas à vous lancer. Ne laissez surtout pas les stéréotypes construits autour des métiers vous atteindre. Vous êtes capables d’accomplir tout ce que vous voulez !

Article rédigé par Angela Y.

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