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Alice LAFORGUE : «Les mécaniciennes étant rares, il a fallu prouver que je pouvais physiquement et m

Cher.e lecteur/lectrice, bonjour !


Je m’appelle Alice LAFORGUE et je suis apprentie mécanicienne en CQP TEAVA (Certificat de qualification professionnelle technicienne experte après-vente automobile) chez un concessionnaire automobile : SF Ferrari Cote d’Azur à Cannes. Je termine cette année un programme d’apprentissage à l’IFA (Institut de Formation Automobile) Nice. Il aura duré un an avec un rythme de 3 semaines en entreprise et 1 semaine de cours.

Aujourd’hui dans cette entreprise, je m’occupe de l’entretien des voitures clients ainsi que des diagnostics pannes. L’ambiance est géniale, mes collaborateurs prennent le temps de m’apprendre les choses et me suivent dans mes difficultés. Je travaille beaucoup avec d’autres corps de métiers comme les vendeurs, les carrossiers et les experts automobiles et juridique Je prends réellement plaisir à réparer des choses complexes, ça me stimule ! En plus d’être une très belle opportunité à cause du prestige de la marque, travailler chez SF Ferrari c’est aussi réparer des voitures équipées de technologies de pointes.

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Si tu penses que j’ai toujours su que je ferai ce métier, détrompe-toi ! A la base je ne savais vers quel métier me tourner, mais étant passionnée de tout ce qui est manuel, j’ai décidé de m’orienter vers la mécanique après le BAC en espérant que ça me plaise. J’ai fait beaucoup d’études théoriques au début : d’abord un DUT en génie mécanique et productique à l’IUT de Bordeaux. Un domaine très intéressant mais pas assez pratique pour moi. J’ai donc ensuite décidé de repartir à 0 par un CAP1 MVA (Maintenance Véhicule Automobile). Oui, c’était un choix audacieux mais nécessaire et j’ai eu la chance d’être soutenue par mes parents. Par la suite, j’avais besoin d’aller plus loin, alors je me suis lancée dans le domaine de la compétition automobile puis dans le luxe.


Je dirais que le plus gros challenge que j’ai dû relever dans mon parcours est lorsque j’ai dû faire mes preuves dans le domaine de la compétition. En effet, la compétition est un domaine très intense, et les mécanicienNES étant rares, il a fallu prouver que je pouvais physiquement et mentalement suivre le rythme. J’ai su montrer que j’avais quelque chose de plus, des connaissances et des manières de faire uniques.

Me retrouver dans le milieu du luxe aujourd’hui m’a permis de réaliser que c’est un secteur où règnent la sympathie et l’entraide autant à l’atelier qu’entre garages.

Durant mon parcours, je me suis surtout orientée grâce à des recherches personnelles : internet, garage aux alentours etc. Je me suis servie de ma motivation et de mes études précédentes qui me sont encore utiles aujourd’hui. En effet, chaque année d’études m’a appris des choses et j’en retire autant de bénéfices personnels que de connaissances : Le DUT m’a appris à être rigoureuse, travailleuse et toute les bases théoriques de la mécanique générale ; Le CAP a surtout été un apprentissage pratique des bases de la mécanique automobile ; L’école de la performance m’a appris la notion de réglage de pointe des voitures ; Le CQP me montre toute la technologie complexe des nouveaux véhicules.


Le métier de mécanicienne automobile est un métier de passion ! Les journées peuvent sembler longues quand ça ne t’intéresse pas vraiment et très courtes quand tu t’éclates ! Alors si le secteur automobile te plaît, lance-toi ! Il y a de nombreux métiers à explorer. En plus, nous ne sommes plus des « mécanicien.nes aux mains sales », on devient réellement technicien.nes; constamment à apprendre, presqu’en autodidacte, le fonctionnement des nouvelles technologies. On suit de très près les évolutions numériques, technologiques et mécaniques. La particularité de l’automobile de luxe se situe principalement au niveau du service attendu par le client. Le milieu du luxe permet au client de réellement tout personnaliser, du service à la voiture. On sort des marques plus conventionnelles où tout est identique : toutes les voitures sont personnalisées et différentes. Ce sont des marques de collection où l’on peut trouver des modèles très différents, de l’hybride très récente à l’ancienne. Ça permet un travail très diversifié où l’on apprend de nouvelles choses.

Tu l’auras donc compris, il faut de bonnes bases pratiques et théoriques en mécanique pour faire ce métier. Je rajouterais aussi que faire une bonne école est très utile, surtout dans le milieu des véhicules de compétition qui est très sélectif, les écoles te permettent de t’y faire une place.

En dehors de mon travail, je m’occupe beaucoup. Je fais principalement du horseball en club à Bordeaux, ma ville d’origine. Je fais également de la moto avec des amis, les paysages du Sud-Est sont magnifiques !

Je terminerais en te disant d’oser ! Crois en toi et entoure-toi des personnes qui s’intéressent à ton projet et ne t’arrête surtout pas avant de te sentir à ta place !

1CAP : Certificat d’Aptitude Professionnelle

Rédigé par Monika T.

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